Introduction à l'humanisme
Note importante; Les textes qui suivent sont traduits, avec permission, du site COHE (Continuum of humanist Education) et sont la propriété exclusive de IHS (Institute for Humanist Studies)
Auteur: Massimo Pigliucci
[Glossaire ]
Leçon 1
le glossaire du cours s'ouvre dans une fenêtre séparé
Évolution, créationnisme et la nature des sciences
Leçon 1 : Module d'introduction
L'Évolution
par modifications dans la
fréquence des gènes
L'évolution
en tant que descendance
avec modification
L'évolution
et
l'origine de la vie
Conseil: Placer votre curseur au-dessus d'un mot souligné en bleu pour en voir instantanément la définition. Vous retrouverez tous ces mots dans le glossaire.
Ce module cherche à expliquer la différence entre la science et la pseudoscience et à informer sur la nature de la science comme processus de découverte, en comparant en profondeur un exemple scientifique avec un exemple pseudo-scientifique. J’ai choisi la « controverse » entre l'évolution et le créationisme simplement parce que je la connais bien et parce qu'elle est très pertinente pour les humanistes et les sceptiques. De nombreux autres exemples auraient tout aussi bien servi mon propos.
Je
veux faire explorer à l'étudiant les
principes de base, des hypothèses, des modus operandi et des preuves se
rapportant à la fois à l'évolution
et au créationisme
. .
Une comparaison constante entre les deux
sujets démontrera progressivement que l'évolution
est une science (malgré la possibilité
que la
théorie actuelle puisse être partiellement fausse, ou du moins
incomplète),
alors que le créationisme est
une pseudoscience (ce qui serait le cas, même s'il
s'avérait qu'une divinité surnaturelle avait effectivement créé
l'univers à
partir de rien!).
L'étudiant
doit constamment garder à l'esprit qu’il
n’est pas question ici de démystifier systématiquement le créationisme et
encore moins de faire l’apologie de l'évolution
. Aucun
des deux n’est vraiment nécessaire et les
deux ont d’ailleurs déjà été faits. Mon intention est plutôt de
stimuler la
réflexion critique sur les deux sujets, ainsi que de proposer une
appréciation
plus générale de la science comme processus d'enquête et de découverte.
Le débat évolution
création est marqué par de nombreux
malentendus et
beaucoup de suffisance idéologique.Cependant,
les créationnistes semblent
récalcitrants à reconnaître la distinction entre ce qu’est réellement
la
théorie évolutionniste et l’idée qu’ils s’en font. Cette différence est
à la
fois immense et cruciale. Dans ce module, nous étudieront quelques-uns
des
malentendus communs qui sous-tendent la perception de la biologie
évolutive
dans le grand public et chez les créationnistes. L'objectif est
d'obtenir une
meilleure compréhension non seulement de ce qu’est vraiment
l'évolution ,
mais également une appréciation plus générale sur la
nature de la science.
Dans ce module, nous discuterons de
cinq concepts clés :
-
L'évolution est techniquement définie comme un changement dans la fréquence des gènes dans les populations naturelles.
-
Une conséquence majeure de ces changements est que l'évolution peut également être considérée comme une descendance progressive avec modification reliant toutes les formes de vie différente sur la terre.
-
Contrairement aux affirmations créationnistes, l'évolution n'est pas une théorie de l'origine de la vie .
-
Elle n'est pas non plus une théorie de l'origine de l'univers.
-
Enfin, l'évolution - ou, plus généralement, la compréhension de la diversité de la vie sur cette planète - ne nécessite aucune forme de dessein intelligent.
L'évolution
par modifications dans
la fréquence des gènes
Si
vous interrogez à cet égard une biologiste
spécialiste l'évolution
-
par définition la seule personne qualifiée pour répondre à la question,
elle vous dira que l'évolution
est tout simplement un changement de la
fréquence des gènes dans le temps. Cela peut sembler plutôt simple et
sans intérêt philosophique,
mais c'est conforme au rôle de la science qui
est de chercher des réponses à des questions précises et non à des
questions portant
sur la finalité de toutes choses. La théorie de l'évolution
génétique des
populations naturelles est très bien comprise par une branche de la
biologie appelée la génétique des populations et la biologie
moléculaire moderne fournit une preuve directe que la fréquence des
gènes change littéralement à vue d’œil. Les exemples abondent
et se
retrouvent dans toutes les catégories d'organismes vivants (humains
compris, évidemment).
Un exemple actuel, fort bien compris et donc indéniable, de l'évolution
par les changements au niveau génétique nous est fourni par le virus du
VIH, agent causal du SIDA. Ce type de virus, qui provoque une maladie
du système immunitaire, a évolué pendant longtemps en utilisant des
vertébrés comme véhicule. Des formes connexes du virus étroitement
apparentées
s'attaquent à des types différents de vertébrés, comme le prédit la
théorie
évolutionniste. Par exemple, une variété du VIH attaque les dauphins,
mais elle
est tout à fait distincte de la forme humaine, qui est elle-même
beaucoup plus
proche de la variété affectant les chimpanzés. C'est parce que les
chimpanzés
et les humains sont plus étroitement liés et semblables les uns aux
autres que
ne le sont les dauphins ou autres cétacés. Comme les virus évoluent
progressivement (comme tout le reste), ils sont plus susceptibles
d'attaquer de
nouveaux hôtes qui sont semblables à leurs anciens hôtes.
L'évolution a produit au
moins deux formes principales du
VIH chez les humains et une troisième serait en train d'émerger.
L'histoire de
l'une d'elle, le VIH-1, est particulièrement bien connue. Nous savons
que cette
forme est très proche d'un virus du chimpanzé et, selon des estimations
basées
sur les données moléculaires, elle est passée des chimpanzés aux êtres
humains
en Afrique occidentale dans les années 1940. De là, elle a été
transportée par
un marin norvégien en Europe, où elle a commencé à se répandre dans les
années
1970.
Fait intéressant et, encore une fois,
en parfaite harmonie avec la
théorie de l'évolution
, le virus du VIH est en mutation rapide et ce devant
nos yeux. Tout
cela en raison de nouvelles mutations qui
se produisent dans les populations du virus et qui sont sélectionnées
pour
s'adapter à
l'évolution
du virus dans son propre environnement. Cet environnement
est constitué par le corps humain et par notre comportement sexuel.
Différents types de VIH sont maintenant connus qui se spécialisent pour
la transmission selon des pratiques sexuelles différentes et selon
celles adoptées par les populations humaines touchées. Malheureusement,
c'est à cause de cette évolution
rapide qu'il est très difficile de
trouver un remède contre le sida: la cible se déplace constamment,
littéralement sous nos yeux, à cause du processus
permanent de mutations et de sélection. Cela signifie concrètement que
la
théorie évolutionniste n'est pas seulement théorique et qu’elle est
d'une
importance vitale pour la survie et le bien-être des êtres humains.
L'évolution
en tant
que descendance avec modification
La plupart des gens conçoivent l'évolution
,
pour utiliser la description de Darwin, en termes de
descendance avec modification, pour utiliser la description de Darwin,
pour ce qui est des grands organismes, en particulier des animaux. Bien
sûr, le processus est le même pour les humains, le VIH, ou toute autre
chose, mais concentrons-nous un instant sur la macroévolution des
changements évolutifs. C'est le domaine de l'anatomie comparée et de la
paléontologie. Les preuves de l'évolution
des plantes et des animaux
nous viennent de l'étude de leur physiologie, morphologie et
développement. Une preuve supplémentaire vient de l'étude des fossiles
beaucoup plus décriée et beaucoup moins incomplète que les
créationnistes le prétendent.
Il
y a beaucoup d'exemples frappant de l'évolution
morphologique des
plantes et des animaux, mais peut-être l'un des plus spectaculaires est
celle concernant l'évolution
des baleines modernes, qui a été largement
élucidée récemment par une série de constatations paléontologiques et
par des études moléculaires
Les biologistes pensent maintenant
que l'histoire a commencé,
il y a 55 millions d'années, avec des animaux terrestres chassant à
proximité
des cours d'eau (et appartenant au groupe des artiodactyles, à savoir,
le même
groupe que les hippopotames, les porcs, les chameaux et les moutons),
pour se
poursuivre par une multitude de formes intermédiaires d'animaux
semi-aquatiques
et aquatiques, et se terminer avec les deux grands groupes modernes de
baleines,
à dents et fanons (le graphique ci-dessus résume les relations
historiques
entre ces grands groupes d'animaux).
Il est important de comprendre que les formes fossiles que
nous
connaissons ne sont pas nécessairement des descendants directs l'un de
l'autre, puisque l'évolution
génère davantage un buisson avec de
nombreuses branches qu'une séquence ordonnée linéaire. Cette image d'un
buisson est exactement ce qu'on peut attendre d'un processus naturel
qui n'a pas une orientation donnée (par opposition, disons, à un plan
d'inspiration divine dirigée vers un but déterminé). Cependant,
pour que la théorie évolutionniste
soit confirmée, il suffit que quelques-unes des formes intermédiaires
se
trouvent à l’endroit et au moment où on les y attend. Un moyen de
réfuter l'évolution
serait
de trouver des fossiles hors séquences. Malheureusement pour les
créationnistes personne n'a encore trouvé un fossile humain dans la
même strate qu'un dinosaure, ou encore un dinosaure dans la période
précambrienne.
La
biologie moléculaire moderne, en plus des
fossiles, vient éclairer l'histoire des baleines en nous racontant en
substance
la même histoire sous un angle complètement différent (la convergence
des
différents types de preuves est la marque d'une conclusion scientifique
correcte). Il s'avère que la preuve d'ADN, parmi les proches (mais pas
nécessairement les plus proches) parents vivants des baleines sont les
hippopotames, qui se partagent le dernier ancêtre commun avant le
moment de la
scission entre les cétacés et les artiodactyles, il y a 55 millions
d'années
Fait intéressant, les hippopotames sont aussi en train de devenir des animaux totalement aquatiques et montrent beaucoup de similitudes avec les baleines : ils sont glabres et ne transpirent pas, les bébés nagent avant de marcher, les femelles allaitent leurs petits sous l'eau, les testicules restent à l'intérieur du corps des mâles. Ce sont là toutes des adaptations à un mode de vie a prédominance aquatique qui nous montrent quelques-unes des étapes intermédiaires que les ancêtres des baleines ont sans doute vécu (il est difficile de l'affirmer avec certitude parce que les comportements et les parties du corps mous, comme les testicules ne se fossilisent pas). La prochaine fois que quelqu'un se moquera de l'évolution progressive de formes terrestres vers des formes aquatiques, aller au zoo et montrez-leur les lions de mer et les hippopotames.
L'évolution et l'origine de la vie
Jusqu'à présent, nous avons vu ce
qu'est l'évolution, selon
les biologistes. .
Il est maintenant important de comprendre ce
que
l'évolution
n'est pas, en dépit des affirmations trompeuses des
créationnistes. Par exemple, l'évolution
n'est pas une théorie sur
l'origine de la vie
. En effet
l'évolution
traite des modifications induites dans les organismes
vivants par une combinaison de hasard (mutation) et de forces
non-aléatoires (sélection naturelle). Par définition, avant les débuts
de la vie
il n'y avait pas de mutations et donc pas de variations, donc
la sélection naturelle ne pouvait agir. Cela signifie que l'origine de
la vie
est
une question (très complexe) du domaine de la
physique et de la chimie et n'a donc rien à voir avec la biologie
évolutive.
Le problème de l'origine de la vie
n'est peut-être pas insoluble, mais il ne faut pas compter sur les
fossiles pour nous
aider (les éléments chimiques ne se
fossilisent pas) et les scientifiques ont encore une idée très
approximative
des conditions dans lesquelles s’est déroulé le processus. Toutefois,
la piste actuellement
la plus prometteuse de la recherche se fonde sur la théorie du chaos,
une
discipline relativement nouvelle qui a déjà apporté des contributions
importantes en mathématiques et en physique et qui traite de la
propriété de
certains systèmes physiques à s'auto-organiser, c'est-à-dire à
augmenter
spontanément leur degré de complexité.
Il
n'y a rien de magique ou de surnaturel dans
l'auto-organisation, comme on peut facilement l'observer tous les
jours. Par
exemple, les scientifiques ont étudié la formation spontanée de
cellules de
convection très organisées et complexes dans la haute atmosphère et qui
se
produit seulement dans certaines conditions environnementales précises.
Il se
pourrait que la vie provienne d'une
auto-organisation dans des conditions
environnementales favorables, et ce sera à un (e) jeune scientifique
brillant
(e) d'en faire la démonstration un de ces jours.
L'évolution
et l'origine de
l'univers
L'évolution
n'est certainement pas non plus est
une théorie sur l'origine de l'univers. Aussi intéressante que cette
question
puisse être, elle est plutôt le domaine de la physique et de la
cosmologie. Les
mutations et la sélection naturelle, les mécanismes de l'évolution
, n'ont rien à voir avec les étoiles et les galaxies. Il
est vrai que certaines personnes, même des astronomes, se référent à «
l'évolution
» de l'univers, mais ce qui est entendu au sens général est
le changement à travers le temps, pas dans le sens technique de la
théorie darwinienne. Que l'univers « évolue» dans ce sens plus large
est clairement établi par les observations faites avec des télescopes
puissants, tel que le télescope Hubble qui peut effectivement « voir »
dans le passé lointain (grâce surtout au fait que la lumière se propage
à une vitesse finie) et nous montrer à quoi ressemble une galaxie
naissante.
L'origine de l'univers, comme l'origine de la vie
, est bien sûr une
question scientifique parfaitement valable, même
si elle ne relève pas du domaine de la
biologie évolutive. Actuellement, notre meilleur
espoir de comprendre l'origine de l'univers réside dans ce que les
physiciens appellent la théorie des supercordes
, qui est une théorie
très sophistiquée (et tout ce qu'il y a de provisoire) visant à
fusionner les deux grands paradigmes explicatifs de la physique moderne
dans une théorie unifiée. Jusqu'à présent, les phénomènes
macroscopiques (tels que l'évolution
des étoiles et des galaxies) ont
été très bien expliquée par la théorie d'Einstein sur la relativité
générale. De même, la mécanique quantique a été à même d'expliquer de
façon étonnamment précise le comportement de la matière à l'échelle
subatomique.
Le
problème de l'origine de l'univers (et
quelques autres, tels que le comportement des trous noirs), se situent
toutefois dans un domaine où les phénomènes microscopiques ont une
incidence
directe sur le macroscopique (puisque l'univers a probablement commencé
avec
une particule infime qui a rapidement pris des proportions gigantesques
dans ce
qu'on appelle le Big Bang). La théorie des supercordes est
actuellement la plus prometteuse (bien qu'encore
rudimentaire) pour tenter de comprendre ce qui se passe dans des
conditions à
la limite entre la relativité et le monde quantique. Si elle se
révélait
exacte, cette théorie pourrait nous fournir une base scientifique
solide pour
expliquer l'origine de l'univers.
Le dessein intelligent
Est-ce que le fait que la théorie
évolutionniste ne peut
expliquer ni l'origine de la vie
ni la formation de l'univers, signifie
« l'échec» du darwinisme? Bien sûr que
non. Appliquer la biologie évolutive à ces problèmes est
littéralement comme mélanger des pommes et des oranges, ou comme si on
essayait
de comprendre un match de basketball en appliquant les règles du
baseball; c’est
ce que font souvent les créationnistes, ce qui trahit soit une
incompréhension
fondamentale de la science, soit une bonne dose de malhonnêteté
intellectuelle.
Ni l'un ni l'autre ne devraient être tolérés.
Enfin, discutons brièvement du dessein intelligent
(DI)
, qui prétend que la vievie
et la diversité sur terre doivent y avoir
été mises par un créateur surnaturel, dans un but précis. Il y a
quelques
objections fondamentales que nous pouvons brièvement résumer ici.
Premièrement, d'un point de vue philosophique, le DI
viole deux
préceptes essentiels de la pensée scientifique et logique: le rasoir d'Occam
et la maxime de Hume
. Ainsi, selon le rasoir d'Occam ,
on ne doit jamais favoriser une hypothèse qui
est plus compliquée que nécessaire pour expliquer les faits. La
diversité de la
vie peut être expliquée
par la théorie évolutionniste, qui n'est
pas basée sur le surnaturel. Invoquer des explications surnaturelles
dans ce
cas est un peu comme préférer croire au Père Noël tout en ignorant la
réalité plus
banale des usines de jouets et des parents impatients.
La maxime de Hume, selon Hume, si l'on invoque une hypothèse extraordinaire - comme l'allégation selon laquelle une entité surnaturelle est forcément responsable de la diversité de la vie - il faut pouvoir présenter une preuve extraordinaire, ce que les créationnistes ne parviennent jamais à faire.
Il y a d'autres objections au DI
, comme ne pas tenir compte des preuves
empiriques, ni des problèmes moraux qu'il soulève.En voici
quelques-uns:
1. L'histoire de la vie vie
sur terre, pour autant que nous soyons en
mesure de la reconstruire, apparaît constellée d’événements contingents
(ainsi l'extinction
de millions d'espèces, comme les dinosaures, en raison d’un cataclysme
provoqué
par la chute d'une météorite percutant
2. Les
organismes sont manifestement
(mathématiquement, du point de vue de l'ingénierie) pas très bien
intégrés à
leur environnement. Par exemple, malgré toutes ses qualités, l'œil
humain n'est
pas « conçu », aussi bien que l'œil d'un calmar,
puisque l'œil
humain, contrairement à celui de ces derniers, a des vaisseaux sanguins
à
l'avant de la rétine qui produisent des angles morts. C'est ce que
prédit la
théorie évolutionniste car la sélection naturelle agit comme un
bricoleur (à
partir des pièces qu'elle a déjà) et non pas avec la logique d'un
concepteur.
En conclusion, les preuves de l'évolution sont si
écrasantes qu'elles exigent, de certaines traditions
religieuses, un haut niveau d'engagement idéologique pour les nier.
Mise à part
la vacuité des arguments des créationnistes, il est intéressant de
noter que
les biologistes évolutionnistes viennent de toutes les confessions
religieuses,
et ne sont pas seulement des agnostiques et des athées, alors que le
créationnisme est populaire presque exclusivement chez certains
fondamentalistes chrétiens et musulmans. Serait-ce une coïncidence?
Instructions : Ceci est un exercice libre permettant de renforcer les concepts de ce module. Après avoir cliqué sur votre réponse pour chacune des questions, utilisez le bouton « Soumettre » pour voir une évaluation automatisée de vos réponses. Vous pouvez répéter l'exercice autant de fois que vous le souhaitez.
Écrivez un court texte dans la boite ci-dessous pour chacune
des questions et ensuite cliquez sur le bouton «
réponse suggérée » pour
comparer votre réponse. Si vous avez de la
difficulté, relisez le texte ci-dessus.
1. L'évolution n'est qu'une
théorie, elle ne devrait donc pas être enseignée dans les écoles
publiques
2. Vous avez foi en l'évolution, donc je peux avoir la foi dans la Bible.
3. L'évolution se réfère à des événements dans le passé, il n'est donc pas une science.
Leçon 1

Association