Introduction à l'humanisme

Note importante; Les textes qui suivent sont traduits, avec permission, du site COHE (Continuum of humanist Education) et sont la propriété exclusive  de IHS (Institute for Humanist Studies)

Auteur: Jaeneane Fowler


[Glossaire

Leçon 1 - 2 - 3 - 4

le glossaire du cours s'ouvre dans une fenêtre séparé 


Développer le potentiel humain sans la religion 

Leçon 4: Spiritualité et religion profanes


 


Conseil: Placer votre curseur au-dessus d'un  mot souligné en bleu pour en voir  instantanément la définition. Vous retrouverez tous ces mots dans le glossaire.

Passons maintenant à l’autre grand sujet du présent cours: la spiritualité . On pourrait prétendre qu’en supprimant toute forme de dieu et de religion; de la dimension humaine, les humanistes nient l’existence de la spiritualité , ce dont beaucoup de gens prétendent faire l’expérience et ce qui révèle à certains la présence du divin dans le monde. Cette affirmation n’est pas strictement vraie. Certains humanistes prétendent que la spiritualité n’existe pas, mais d’autres ont plus tendance à donner au terme « spiritualité » un sens profane.

Il ne fait aucun doute qu’au cours des siècles derniers, le terme «spiritualité » a été associé au terme « religion; ». Selon le Nouveau Petit Robert de 2009, le terme « spiritualité » désigne l’ensemble des croyances et des exercices qui concerne la vie spirituelle.  C’est un terme qui s’oppose à « matérialité », ce qui signifie qu’il concerne les choses de l’esprit par opposition aux intérêts matériels ou terrestres. Si le terme s’oppose à matérialité, c’est dire qu’il désigne l’immatériel, « les esprits » ou « les essences » incorporels.  En principe, il devrait être rejeté par les humanistes pour deux raisons: premièrement, à cause de ses connotations religieuses et deuxièmement, parce que l’humaniste rejette le principe selon lequel l’être humain est formé d’un corps et d’une âme.  

Si les humanistes désirent supprimer le terme « spiritualité » de leur vocabulaire, alors  ils doivent le remplacer par autre chose, ou alors le redéfinir dans un sens profane.  Commençons par examiner le sens du terme « spirituel », mot dérivé de spiritualité .  Faisons l’exercice qui suit. 

Haut de page


Pensée critique


Instructions : Tapez une brève réponse dans la zone de texte pour chaque question et cliquez sur le lien de réponse de l'instructeur pour comparer votre réponse à celle de l'instructeur. Si vous avez des difficultés, relisez les textes.


1.    Notez toutes les sens possibles du  terme « spirituel » selon vous


Réponse suggérée

Haut de page

Admirer la nature

Le terme «spiritualité », au sens profane donné dans le premier module d’introduction, désigne ce qui transporte vers une hauteur ou une profondeur de l’être, d’une façon positive et significative. On peut difficilement nier le fait que le monde matériel bascule parfois pendant quelques instants dans l’absence de signification et que le moi fasse l’expérience de quelque chose de profond, d’une sorte d’exaltation qualitative de la vie. D’habitude, le phénomène est causé par une excitation provoquée par exemple par l’écoute d’une belle musique, la contemplation d’un paysage magnifique, d’un panorama ou d’un coucher de soleil, l’acte sexuel, l’observation d’une toile, la tenue d’un nouveau-né dans les bras). En fait, il existe un nombre infini de stimuli pouvant provoquer une sensation de transcendance, c’est-à-dire une sensation d’élévation au-dessus du monde matériel, ne serait-ce que l’espace d’un instant. Cette sensation est étroitement liée à la profondeur de la vie et à l’expérience du moi dans ses modes les plus subtils. Ce n’est pas une partie de soi qu’il est possible de nier.

Mais de nombreux humanistes rejettent le terme « spiritualité » en raison de ses nombreuses connotations religieuses. Il faut donc trouver un terme approprié pour décrire l’expérience d’élévation. En étant trop scientifiques et en réduisant cette expérience à un simple état biologique ou  psychologique, on risque d’être réducteur, de définir l’être humain comme la somme de ses composantes génétiques, chimiques et psychologiques. En ce faisant, on affirme que le potentiel humain est très limité sur le plan chimique ou biologique et que les choix et les émotions de l’être humain sont presque déterminés d’avance.

L’être humain est plus que la somme de ses composantes biologiques, physiques, comportementales et psychologiques. Il est capable de transcender son bagage héréditaire et les conditions de son milieu. Il est capable d’interagir avec autrui, d’aimer et d’être aimé, d’être apprécié et respecté, de vivre sa vie d’une multitude de façons et dans un monde pouvant s’étendre au-delà de lui-même dans toutes sortes de dimensions. Bien sûr, l’être humain a un bagage héréditaire, mais cela ne le condamne pas pour autant à être un automate, destiné à se conduire de telle façon dans une  situation donnée. Tellement de personnes se sont dépassées, en allant au-delà des possibilités apparentes de leur milieu. L’interaction entre le milieu et l’hérédité ouvre la porte au dépassement de soi dans plusieurs directions.


Même si on peut isoler ses composantes psychologiques, physiques, héréditaires ou comportementales, il reste que l’être humain résulte de tous les facteurs qui le composent et expliquent son comportement et ses réactions dans telle situation de la vie. Il n’y a aucune raison particulière pour laquelle une personne ressent ce qu’elle ressent. Ce sont ses expériences qui forment son caractère et sa personnalité. En règle générale, l’être humain ne se contente pas des choses telles qu’elles sont.  Il cherche à aller au-delà, que ce soit sur le plan matériel, social, ou autre.  En d’autres termes, les variables qui se répercutent sur l’individu transcendent de loin la thèse réductionniste. Les traits de caractère d’un individu peuvent s’expliquer par le bagage héréditaire de celui-ci.  Mais son expérience de vie qui explique son caractère ne le peut pas.


Homme pensifC’est peut-être parce que les nombreuses variables contribuant à la formation d’un être humain peuvent difficilement faire l’objet de recherches empiriques s que le réductionnisme a été si bien accepté. L’être humain change tout le long de notre vie et surtout, dépasse les frontières de la théorie réductionniste. Tout humaniste, en effet, qui accepte les théories réductionnistes ou l’anti-personnalisme de l’être humain, doit faire une croix sur l’épanouissement du potentiel humain, si on en croit la théorie réductionniste, cela aurait peu ou pas de chance de se produire. Quand nous étudions un être humain, nous devons prendre en compte un bon nombre de paradoxes et peut-être aussi quelques mystères insolubles. L’être humain est plein de surprises.  Il est donc difficile d’aller au cœur de ce qu’il est.

En règle générale, l’humaniste s’oppose au réductionnisme, bien que certains humanistes admettent la théorie en partie et laissent une marge considérable à la maximisation du potentiel humain. C’est alors dans ce contexte opposé au réductionnisme qu’il faut définir le terme «spiritualité ». Peu importe ses connotations religieuses, ce terme ne se prête pas au réductionnisme.  Il permet de décrire ces moments très particuliers de la vie où l’être humain semble transcender la perception de ses sens et faire l’expérience du dépassement. Sans doute, dans le  module de base, vous avez essayé de définir ce type d’expérience dans des mots spéciaux utilisés lors de cérémonies. 


Dans un article fort bien rédigé, le chercheur Robert Ashby, directeur administratif de la British Humanist Association,  tente de définir le terme «spiritualité » d’un point de vue humaniste. En écrivant « cette lumière étrange de la rive, la nuit, la lueur mouvante de la houle,  ce son apaisant et son rythme », il saisit parfaitement ce qu’est la spiritualité .  En humaniste, il définit le terme d’une façon analytique. Mais il admet que « l’affirmation de la langue détruit cette expérience spirituelle, ou à tout le moins, la réduit à une mémoire. »

« L’expérience spirituelle est une sorte de concentration particulière sur un moment de vie; ce n’est pas un certain sens nouveau, jusque-là inexploré par les scientifiques. Il s’agit plutôt, comme je l’ai déjà mentionné, de l’un des plus grands contacts avec la vie réelle, un moment de l'être, loin de toutes les distractions du monde qui l’entoure. Il y a dans ces moments une concentration sur la vie et le moi. C’est une expérience qui s’oppose au bombardement d’images que nous subissons, images de toutes sortes sur la mode vestimentaire, l’argent,  le mode de vie et ainsi de suite.  Toutes ces images traduisent des concepts apparus très tardivement dans le processus d'évolution du cerveau humain.(biblio); » .

Ashby termine son article en définissant le terme « spiritualité » de la façon suivante :  « Moments de vie composés d’émotion, d’imagination et de mémoire, qui interagissent d’une certaine manière et nous permettent de dépasser le quotidien par une perception accrue de la réalité ». On pourrait résumer cette définition simplement par « moments d’existence intensifiée. »Image de la nature

Donc, l’humaniste peut souligner l’importance de la prise de conscience de la beauté et l’appréciation de la nature dans le cadre de l'expérience nécessaire du moi. En effet, sans ce genre d’expérience, il y a un certain vide dans l’être humain et de telles expériences « transcendantes » pourraient combler certaines lacunes dans l’ego et ajouter à la qualité de l’expérience de sa vie. En outre, il s’agit d’une dimension de l’être humain que propose la psychologie humaniste et qui va à l’encontre des théories réductionnistes de la nature du moi.

En Grande-Bretagne, la spiritualité est devenue partie intégrante du programme d’éducation des enfants. Elle désigne la conscience esthétique et séculaire de la beauté, l’attention pour autrui, les soins des animaux et de l’environnement, l’appréciation de la poésie du mouvement, la capacité de partager une émotion à travers l’histoire et la poésie, la capacité d’apprécier la musique et la possibilité d’exprimer ses émotions à sa façon, par un sentiment à la fois de crainte et d’émerveillement devant la nature qui devient souvent le catalyseur de la curiosité plus tard. En résumé, des sentiments qui plaisent beaucoup aux humanistes.

La spiritualité n’est pas une expérience qui s’enseigne. Il s’agit d’une expérience naturelle, car on n’apprend pas à « être ». Il s’agit de quelque chose qu’on éprouve spontanément à la suite d’une stimulation quelconque. En fait, nous ne pouvons pas devenir spirituels. Affirmer qu’on peut devenir spirituel revient à affirmer qu’on peut devenir beau, grâce à l’apprentissage. La spiritualité n’est pas une activité, mais un état d’être, une émotion, un sentiment. Et nous ne prenons pas normalement la peine d’apprendre à exprimer des émotions sur commande, sauf en cas de problème psychologique ou si on est particulièrement bon comédien ou acteur. En outre, lorsqu’on vit une expérience spirituelle, on est souvent seul, si bien que l’acquisition de « techniques » dans la spiritualité ne peut généralement pas être acquise par des expériences de groupe. 

Laïcisation de la religion

Ainsi, les humanistes qui voudraient nier l’existence de la spiritualité comme telle seraient sur un terrain glissant. Par contre, ils pourraient redéfinir le terme avec des mots profanes, ce que nous allons donc faire au cours du court exercice qui suit.

Supposons que vous soyez humaniste et que le terme «spiritualité » vous déplaise. Réfléchissez et écrivez les autres mots que vous pourriez utiliser à sa place. Pensez d’abord aux  « expériences spirituelles » que vous avez eues et veillez à ce que les autres mots que vous retiendrez ne réduisent pas votre expérience. Vous voudrez peut-être partager les résultats de votre recherche avec d’autres étudiants en ligne sur le forum et réfléchir, aussi, dans quelle mesure le terme « spiritualité »  peut s’utiliser en tenant compte du fait que l’humaniste rejette la religion; et le surnaturel.

Si vous avez trouvé d’excellents substituts, partagez-les avec d’autres participants au  forum. Certains aiment le terme « transcendance » comme synonyme de spiritualité , car ce terme désigne les moments intenses où le monde semble suspendu pendant une courte période et où le degré de perception semble accru. Expérience « accrue » est une autre solution possible.

L’expression « expérience culminante » utilisée par le psychologue humaniste Abraham Maslow semble très bien trouvée pour désigner la dimension de l’être humain capable de transcender l’ici et le maintenant et d’avoir une conscience accrue. À titre de psychologue humaniste, Maslow admet que l’être humain joue un rôle plus souple, plus créateur et plus personnel dans l’élaboration de son existence. L’expérience personnelle de quelque chose qui élargit la conscience, malgré le contexte profane, devient une part valide de l’introspection psychologique humaniste.

Il semble aussi que de nombreuses personnes, en particulier les jeunes gens, soient à la recherche d’un type d’épanouissement personnel qui dépasse les normes de comportements sociaux (et donc les normes de l’étude psychologique réductrice). Les années 1960, les substances psychédéliques, le pouvoir des fleurs, la libération sexuelle et les expériences sous amphétamines (ecstasy)  sont des preuves que les gens sont à la recherche de quelque chose de différent, qui va au-delà des normes sociales, même si ce ne sont pas les meilleurs moyens d’obtenir le but recherché. Ces gens sont-ils à la recherche de la transcendance ou d’une expérience culminante ? Recherchent-ils des expériences qui puissent changer la banalité de l’existence et permettent d’atteindre de nouveaux sommets de la conscience ? Ces expériences sont-elles une recherche du spirituel, ou se limitent-elles au profane dans la vie ? Qu’en pensez-vous ?

Abraham MaslowAbraham Maslow a mené des recherches approfondies sur la question, proposé l’expression « expériences culminantes », et trouvé des signes montrant que les expériences spirituelles font partie de l’expression naturelle de la vie humaine. Elles peuvent se vivre dans n’importe quel contexte et ont de nombreuses similitudes avec le genre d’expériences spirituelles que plusieurs prétendent avoir eu dans un contexte religieux.

Maslow semble indiquer que ces « expériences culminantes » font intervenir une perception spéciale, quelque chose qu’il désigne par « biconnaissance », un genre d’expérience holistique sur des choses de la vie par opposition à la déconnaissance, qui est la connaissance de base de la vie. Comme l’explique Maslow, quand une « expérience culminante » est vécue, le stimulus « est considéré comme s’il était tout ce qu’il y a dans l’univers, comme si tout l’être, devenait synonyme de l’univers. » (Vers une psychologie de l’être).

Il existe de très nombreuses expériences similaires aux expériences spirituelles que  prétendent vivre les personnes religieuses.  Au cours de ces expériences, le sujet a un degré de conscience accru, n’a pas d’ego, se sens uni et absorbé par l’objet, ressent la suspension du temps et de l’espace, l’unité de toutes choses, un sentiment d’émerveillement et d’admiration, l’indicible nature de l’expérience et surtout un sens de la valeur de l’expérience. Selon Maslow, ce sont les personnes très évoluées qui ont le plus de chances de vivre des « expériences culminantes ». Il qualifie ces personnes « d’auto-actualisantes » et affirme qu’elles ont des personnalités plus intégrées et moins égocentriques :

« On pourrait la définir [l’auto-actualisation] comme une durée, ou une poussée, au cours de laquelle les pouvoirs de la personne se réunissent de façon particulièrement efficace et intensément agréable, dans laquelle il est plus intégré et moins divisé, plus ouvert à l’expérience, plus personnel, plus parfaitement expressif et spontané, davantage fonctionnel, plus créatif, plus humoristique, avec un ego plus transcendant, plus indépendant de ses besoins inférieurs, etc. Le sujet devient plus lui-même, plus parfaitement au fait de ses potentialités, plus proche du noyau de son être, plus pleinement humain. » .(biblio);

Ainsi, Maslow exprime un certain résultat de l’expérience culminante comme une façon de vivre la vie, avec un degré de conscience morale, de conscience de sa propre autonomie et de la réalisation de son potentiel. Ce sont là des objectifs humanistes.

La question, c’est que l’humaniste qui nie l’existence de la spiritualité semble indiquer que l’être humain imagine une sorte de religiosité qui n’existe pas, ce qui est bien loin de la vérité. Les expériences transcendantes ou culminantes existent; elles n’ont tout simplement pas besoin d’être associées à la religion; .  Si le terme « spiritualité » ne peut que se rapporter à la religion; , alors ce terme est incorrect pour désigner les nombreuses expériences transcendantes ou culminantes qui sont tout à fait profanes. Mais, comme nous l’avons vu, l’utilisation du terme ne doit pas être la prérogative unique du religieux, bien que certaines personnes non religieuses préfèrent utiliser d’autres termes. Toutefois, dans de nombreux cas, le type d'expérience est probablement la même. Après une longue étude de la transcendance, Maslow conclut que 

« La transcendance désigne le plus haut et au plus inclusif des niveaux holistiques de la conscience humaine, l’interaction et la relation vue comme des fins plutôt que des moyens, pour soi, pour les autres personnes importantes, pour les êtres humains en général, ainsi qu’envers les autres espèces, la nature et le cosmos. » (Biblio)

En bref, les expériences transcendantes ou culminantes sont une dimension de l’autonomie de l’être humain qui sert à lui donner une qualité.  Les personnes religieuses ne sont pas les seules à vivre des expériences de ce genre. Tous les êtres humains ont probablement la capacité innée de vivre de ces expériences et ces évènements sont naturels et non surnaturels, profanes et non religieux.

Voilà le choix à faire entre sacralisation du profane et sécularisation du religieux. Les humanistes disposés à reconnaître l’expérience transcendante comme une facette de la personnalité humaine seront clairement plus enclins à accepter la dernière de ces deux propositions. Le bouddhisme Theravada a le même type d’approche de l’expérience transcendante. Il ne nie pas qu’il existe, il la sécularise tout simplement. L’expérience transcendante de Samadhi dans la méditation n’est pas l’expérience d’une partie divine surnaturelle de soi. Il s’agit plutôt de transcender pour un temps la différenciation du sujet-objet lié à la vie normale. Tous les êtres humains sont donc capables de vivre des expériences transcendantes.  Ce n’est que la personne religieuse qui interprète son expérience en laissant entendre qu’elle est de nature spirituelle et religieuse.

Exercice final

 1. Pour terminer le présent module, rédigez un court texte (d’environ 1000 mots) sur les points suivants : discutez de manière critique dans quelle mesure vous considérez la spiritualité comme un mot pertinent ou dépassé dans la vie moderne. Réfléchissons sur quelques petites choses qui pourraient vous aider à rédiger ce texte.

 

Parfois, nous ne disposons pas assez d’information pour rédiger un texte. Il faut lire un peu sur un sujet pour trouver des idées. On peut faire des recherches dans le Net ou alors dans des livres trouvés à la bibliothèque. Si vous vous servez d’autres sources, toujours les indiquer dans votre travail. Si vous regardez le chemin parcouru à travers ce module, vous verrez que nous avons fait exactement cela en fournissant des références bibliographiques pour les matières citées. Si vous citez des passages tirés de sources, citez vos sources. Si vous n’en citez pas, fournissez tout de même une bibliographie à la fin de votre travail pour indiquer les ouvrages consultés.

Lecture supplémentaire 

Dans la liste des lectures complémentaires suggérées se trouvent des ouvrages qui ne sont pas cités dans l’article. Vous pourriez consulter certains d’entre eux si vous désirez faire une lecture d’appoint. La consultation d’ouvrages supplémentaires sur un sujet est une bonne habitude à prendre; cela permet d’apprendre à bien rédiger.


Moreland, JP et Nielsen, K., Does God Exist ? The Debate Between Theists & Atheists

 

Smith, George. Atheism: The Case Against God 

 

Ashby, R. 1998: The Spiritual Experience, Humanity, vol. 6 pp.8-10. 


Maslow, A. 1970: L’accomplissement de soi, Devenir le meilleur de soi-même.

Conseils à suivre pour la rédaction

  • Faites un plan. Rédigez une courte introduction d’un paragraphe pour expliquer au lecteur la question que vous aborderez.  Rédigez ensuite le corps du texte. Pour terminer, rédigez une courte conclusion d’un paragraphe pour résumer vos opinions.

  • Structurez votre texte. Trouvez des liens pour unir les divers paragraphes. Ce n’est pas une bonne idée d’écrire une phrase, puis en commencer une autre sur la ligne suivante. Examinez le contenu du présent module. À quoi cela ressemble-t-il, à part les fonctions interactives ? Pouvez-vous faire en sorte que votre article lui ressemble?

  • Rédigez votre texte en suivant vos idées. Ne vous écartez pas du sujet.

  • Relisez votre article à la fin, cela permet de repérer et de corriger les fautes.

Résumé

Que tirons-nous du présent module sur le développement du potentiel humain sans religion?

La notion de naturalisme est essentielle à la croyance humaniste, par opposition à la croyance surnaturelle qui est si prolifique dans la théologie religieuse. L’humanisme est essentiellement profane et concerné par les affaires du monde - et non avec quoi que ce soit de l’au-delà, comme les dieux, les déesses, le paradis ou la réincarnation. Nous avons vu aussi que les écrits sur lesquels certaines personnes fondent leur foi contiennent un grand nombre de mythes et de légendes, souvent contradictoires, humoristiques, incorrects et dépeignant souvent une divinité horrible.

Personne ne s’entend sur la nature de cette divinité non plus, les cultures ayant tendance à projeter leurs propres images sur le dieu auquel elles veulent croire. Nous avons également examiné les prétendues « preuves » de l’existence de Dieu et constaté qu’elles n’en étaient pas vraiment. Enfin, nous examiné attentivement le terme « spiritualité », terme admis par certains humanistes, mais que d’autres préfèrent définir autrement.

Haut de page

Leçon 1 - 2 - 3 - 4